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Tu as toujours aimé les chevaux difficiles...

Dernière mise à jour : 11 déc. 2023




Récemment une amie de longue date m'a dit "de toute façon toi tu as toujours aimé les chevaux difficiles"...


Et depuis quelques semaines cette phrase me trotte dans la tête parce que je n'ai jamais eu le sentiment d'aimer particulièrement les chevaux difficiles.

Et je n'ai jamais eu l'impression d'avoir des chevaux difficiles à gérer.


Alors oui, j'ai rencontré pas mal de problèmes, de doutes, d'hésitations, qui m'ont amené à me remettre énormément en question, moi en tant qu'être mais aussi en tant que cavalière !


Mais de là à dire que ces chevaux étaient difficiles, ça me semble illogique.


En fait, pour moi, les chevaux qui ont traversé ma vie quels qu'aient été les problèmes que j'ai pu rencontrer avec eux, n'étaient pas difficiles.

Ils étaient juste en train de me dire quelque chose et je ne comprenais pas quoi. Ceux qu'on appelle les chevaux difficiles, sont, de mon point de vue, en train de s'exprimer et on les écoute pas, tout simplement.


J'ai revu cette amie il n'y a pas longtemps et je lui ai posé la question "pourquoi tu penses que j'aime les chevaux difficiles ?"

Elle m'a répondu : "mais rappelle-toi Gina (ma première jument, la mère de Volveria) tu rentrais de balade en larmes parce que ça ne se passait pas bien !"

Effectivement, Gina était une jument hyper stressée et hyper anxieuse. Et que quoi que je fasse, elle se mettait dans des états de stress, pas à chaque fois, mais dès qu'elle était perturbée, elle montait en pression et même après 5 heures de balade, elle n'avait qu'une idée en tête marcher, marcher, marcher, me prendre la main et rentrer... Et ça me mettait moi aussi en stress au point de rentrer de balade en larmes.

Et mon amie m'a dit, "mais ça ne t'a jamais empêché de toujours repartir en balade, et tu as toujours pris soin de ta jument, tu as essayé tellement de choses, de méthodes. Et Nono (mon ibérique), quand il était planté les quatre pieds au sol et qu'il te disais non. Et les fois où tu mettais tes fesses dessus et qu'il partait en coup de cul, sauts de mouton en mode tayo... Et bien tu ne t'es jamais dit mais stop, j'arrête, je le vends et je change de cheval ! Et quand on voit la finalité c'est-à-dire la relation que tu as pu développer avec tes chevaux jusqu'à la fin, c'est juste magnifique."


Ca m'a vraiment fait quelque chose d'entendre ça...

Ca me semble tellement normal de chercher encore et toujours des solutions pour m'épanouir avec les chevaux qui entrent dans ma vie, que j'en suis encore toute émue. Ca me semble tellement évident d'agir de cette manière que je ne comprend même pas que ça puisse sembler anormal à quelqu'un d'autre !


J'ai repensé un moment de ma vie de cavalière pendant lequel j'étais en recherche de performances. J'étais limitée dans mon envie de concours d'obstacles avec mon ibérique et ma jument boiteuse. J'ai un ami qui était moniteur qui m'avait proposé, à l'époque, un de ses chevaux de concours. Un monstre de cheval avec des papiers en or, un mental assez spécial mais avec qui je fonctionnais bien, et un coup de saut du tonnerre.

Il me proposait d'échanger mes deux "canards boiteux" contre Icare. Je n'ai jamais pu me résoudre à vendre mes deux amours pour simplement avoir une chance de performer. Parce que je préférais être limitée sportivement et limiter le "faire" pour développer la relation et l'être, même si je n'en avais pas conscience en ces termes à l'époque. C'était mes chevaux et c'est grâce à eux et à toutes les difficultés qu'on a traversé ensemble que j'en suis là aujourd'hui.

C'est grâce à toutes ces remises en question, à tous ces problème que j'ai rencontré que je me suis mise à chercher autre chose, une autre approche, une autre dynamique et de voir les choses différemment aujourd'hui avec les chevaux.

Et je me dis que c'est peut-être ça qui fait qu'aujourd'hui c'est moins compliqué, parce que je n'ai pas envie de dire plus simple, mais c'est moins compliqué pour moi de prendre du recul et de voir les choses sous un autre angle.

Moins compliqué de partir du principe qu'un cheval qui est en défense ou qui est rétif est juste en train d'essayer de communiquer quelque chose qu'on a pas encore entendu.

Parce que je suis persuadée qu'il n'y a aucun cheval qui est foncièrement méchant ou foncièrement mauvais. On les a éduqués, inconsciemment la plupart du temps, à avoir ces comportements déviants parce que notre attention n'était pas focus, parce que nous ne sommes pas assez attentifs aux signaux, parce que notre timing n'était pas bon, parce que nos réflexes n'étaient pas corrects...

Je reste persuadée que tout peut se rattraper, plus ou moins rapidement, plus ou moins efficacement. Mais les choses changent et si on arrive à devenir la personne dont notre cheval a besoin, on a tout gagné et on peut faire évoluer notre relation.


Par contre, il faut pour cela être prêt à changer et à se rendre compte que les chevaux difficiles, ça n'existe pas !!!




Racontez- moi ce que ça vous inspire, vous en connaissez des chevaux difficiles ?




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