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La peur de mal faire

Dernière mise à jour : 6 mars 2023

J’entends régulièrement :

« j’ai peur de mal faire avec mon cheval, de ce fait, je préfère ne rien faire, et je culpabilise à cause de ça, parce que ça me prive de moments passés avec lui ».


Alors la première chose que je rappelle dans ce cas de figure c’est qu’en tant qu’humains, nous fonctionnons par essais et erreurs.

C’est à dire que pour apprendre, on essaie, si le résultat obtenu n’est pas celui espéré : on recommence.

Regardez un enfant qui apprend à marcher : il essaie, il tombe, il recommence en modifiant peut être son équilibre, en s’accrochant à quelque chose, et ça finit par fonctionner.

Il ne se dit pas « ça ne fonctionne pas, il vaut mieux ne rien faire, quelqu’un finira bien par me porter... » Il essaye, encore et encore, jusqu’à ce qu’il trouve la manière de faire.


Le cheval fonctionne de la même manière. Il entend notre demande, propose une réponse, et si elle lui apporte du confort, il considère que c’est la bonne. Dans le cas contraire, il proposera une autre réponse à la prochaine demande. (D’où l’intérêt de bien saisir le concept de timing, mais c’est un autre sujet).


C’est comme ça qu’ils apprennent, et c’est comme ça que nous apprenons.


Et donc, tout ça pour en venir à un simple fait, on ne peut pas mal faire… tant que l’on reste dans le respect de l’individu tant du point de vue de son intégrité physique, que mentale et émotionnelle.

On teste, on ajuste, on modifie peut être… Enfin bref, on se découvre l’un l’autre...


Combien de fois j’ai moi-même modifié des codes avec Volveria parce qu’à l’usage je me rendais compte que telle indication était trop proche d’une autre et que la clarté de la demande n’était pas évidente pour elle (ou pour moi!)

Alors oui, j’y ai passé un temps fou qui aurait pu être employé à autre chose, mais finalement, l’essentiel n’est-il pas de comprendre et de se faire comprendre ? D’éclaircir la communication au point où chaque micro mouvement devient important et donne une indication, pour avancer à deux ? Pour être à deux ?


Et puis la peur de mal faire, c’est aussi un jugement, un jugement que l’on porte envers soi-même. Une croyance que nous ne sommes pas capables de faire telle ou telle chose.

Il est évident qu’en essayant jamais, on est sûrs de ne pas se tromper. Mais à côté de combien de moments merveilleux passons nous ? A côté de combien d’apprentissages, de découverte de l’autre, de moments d’échanges, de partage ?

Ce jugement, cette croyance d’où viennent-ils ?

C’est un exercice en soi que de le découvrir, un exercice difficile. Qui a vraiment envie d’aller explorer ses parts d’ombre ? De découvrir ce qui se cache au fond de lui ?


Mais quand ce blocage est levé… Quelle joie, quelle libération !

On se rend compte qu’on peut enfin être soi, dans son intégrité, dans sa légitimité, dans toutes ses capacités et toute la beauté de son être !


Et vous savez ce qui se passe à ce moment là ?

Votre cheval vous voit. Tout comme vous vous voyez. Et enfin, vous acceptez. Vous acceptez de parfois ne pas être ok, ne pas être à 100 %, juste d’être un humain qui essaye de communiquer avec un cheval ! Et vous acceptez que parfois ça fonctionne et parfois non !


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